La vie d’une Thaïs est parfois pleine de rebondissements et de surprises. Les fidèles de ce blog ont pu lire il y a quelques jours un post intitulé « Soirée privée » dans lequel je relatais quelques bouffonneries. J’enchaînais cette soirée mémorable avec une nuit torride passée en compagnie de mon ami E, une nuit dont je vous raconterai sans doute les détails un de ces jours. Le lendemain, je prenais le premier TGV du matin en direction de Lyon-Perrache ; j’y étais attendue par un couple inconnu. De Lyon nous devions nous rendre en Suisse pour une journée de « dressage »…. Vaste programme s’il en est.
La voiture m’attendait comme prévu à la sortie de la gare. Je m’étais décrite lors de notre unique conversation téléphonique et le conducteur me reconnut immédiatement. Appels de phare. Je m’approche de l’automobile. Les deux passagers descendent de voiture et me saluent. La fille est avenante et sympathique, blonde, les cheveux longs, mignonne, la trentaine. L’homme est plus âgé, la quarantaine bedonnante, souriant, mais je ressens immédiatement une forme de réserve dans son comportement à mon égard.
Les présentations faites je n’ai qu’une envie, une obsession : grimper dans la voiture, à l’arrière, ne pas parler et dormir, le plus possible, jusqu’à notre destination finale. Diantre, la vie est parfois ainsi faite que vos vœux les plus simples et les plus chers ne sont ni compris ni exaucés par nos défaillants anges gardiens. Le voyage me fut une véritable torture. La femme, appelons la Karine, fut invitée par son mari, appelons le Robert, à monter derrière, à mes côtés, et il s’en suivit un véritable questionnaire policier doublé d’une séance de gymnastique d’environ trois heures dont voici quelques extraits choisis :
R : Tu as l’air fatiguée Thaïs qu’est ce que tu as fait hier soir ?
T : Oui je suis très fatiguée. J’ai très peu dormi….
R : Raconte nous ce que tu as fait, coquine
T : Hmmmmmmmm je ne pense pas que cela vous concerne : il s’agit de ma vie privée
R : Tu n’as plus de vie privée à partir de maintenant. Raconte ! (autoritaire)
T : ……. (levant les yeux au ciel et s’abstenant - difficilement - de tout commentaire)
R : Karine, écarte les cuisses et caresse toi. Nous te regardons
Et Karine, n’attendant que cet ordre, de se caresser consciencieusement, la tête rejetée en arrière comme pour mieux me prouver le plaisir qu’elle prenait à se laisser dicter son comportement. Je regarde, avec détachement, cette femme qui se caresse nerveusement. Karine a de belles jambes, longues et fines. Visiblement elle porte bas et porte jarretelles sous sa jupe. Je me penche vers elle et embrasse sa cuisse droite, juste à l’endroit où la soie des bas cède la place à la peau douce et soyeuse des cuisses. Sa peau est chaude et douce. Elle sent bon et je n’ai qu’une envie : me lover là dans ce tendre nid de douceur dans lequel je m’endormirais.
R : Thaïs tu vas caresser Karine pendant que Karine te caressera. Je veux que vous soyez trempées toutes les deux quand nous franchirons le seuil de la maison de nos hôtes.
Sourire…. Quel sens de l’organisation et de l’efficacité ce Robert !
T : Je ne peux pas relever ma jupe : je suis en pantalon !
R : Mais qu’est ce que c’est que cette tenue ? (excédé)
T : Ca s’appelle un blue-jeans….. (excédée moi aussi. Deux fois en vingt quatre heures, c’en est trop !)
R : Eh bien tu vas me retirer ce pantalon, et tout de suite !
Je me contorsionne dans tous les sens, me retourne, baisse pantalon et slip, me retourne à nouveau, lève les jambes à la verticale, ôte mes chaussettes et mes chaussures, et me retrouve finalement assise à moitié nue sans me préoccuper des camions qui nous doublent et qui doivent profiter du spectacle de ces deux femmes exhibant leur chair et leur intimité à la vue de tous. J’allais oublier un détail d’importance : mon postérieur était zébré de zébrures multicolores, variant du rose au noir en passant par l’orange, le pourpre et le violet. Mon cul était un spectacle : Karine et Robert en étaient perturbés, je le devinais à leur regard proche de l’hébétude.
K : Tu dois avoir horriblement mal (avalant sa salive)
T : Euh non plus maintenant : je suis anesthésiée par la fatigue
R : Tu as de sacrées cernes…. Tu es droguée ? Tu te fais payer pour ça ? (subitement inquiet)
T : mais non ! (haussant les épaules, de plus en plus excédée)
R : Tu n’es pas épilée Thaïs ?
T : Non, pourquoi ? Ca se fait ?
R : Allez caressez vous maintenant, excitez vous Les filles (presque résigné)
Nous nous caressions, sans grande conviction l’une et l’autre. Elle, un modèle de soumissions docile, gémissait sous mes caresses. Eprouvait elle du plaisir ? Aujourd’hui encore j’en doute. Pour ma part je n’avais aucune envie de simuler un plaisir que je ne ressentais pas et je regardais le paysage qui défilait par la vitre de la portière à ma gauche, l’air mutin.
Quelques acrobaties plus tard…. En Suisse….
Il devait être environ midi. Nos deux hôtes (et leurs enfants !) nous accueillirent de la manière la plus chaleureuse qui soit, nous invitant à partager un apéritif de bienvenue. J’étais confortablement installée dans mon fauteuil, sirotant un Martini et prête à piquer un petit somme réparateur, quand la maîtresse de maison nous proposa de descendre dans son antre. Toute la petite troupe, sans les enfants, se dirigea vers les profondeurs de la mystérieuse cave, précédée par notre hôtesse et son mari. Dans cette cave voûtée de pacotille digne du musée Tussaud pour grands enfants en mal de trains fantômes, je commençais à trouver un intérêt subit et vaguement ironique pour les stages de dressage en Suisse.
Karine avait revêtu son « costume de scène » : une guêpière en latex noir qui lui allait à ravir il est vrai. Pour je ne sais quelle mystérieuse raison sans doute évidente pour un initié, on lui avait également passé un loup en latex sur les yeux. J’étais en slip et en soutien gorge et j’attendais sans broncher, les yeux écarquillés, m’interrogeant sur ma présence dans ce cirque…
- « Thaïs qu’est ce que c’est que cette tenue ? » me dit d’un air mi dégoûté mi amusé notre « maîtresse » elle aussi revêtue d’une tenue complète moulante en latex noir.
….. Soupir de Thaïs….. Quel est donc ce carnaval ? Mais qu’est ce qu’ils ont tous à se focaliser ainsi sur mes vêtements ?
- « Viens je vais te prêter une tenue convenable » me dit-elle en se dirigeant vers un massif coffre au lourd couvercle de bois paré de larges clous faussement rouillés. Du coffre elle choisit ce qui était susceptible de parer mon corps couvert des marques et des cicatrices de la veille. Ce vêtement m’était difficilement identifiable : c’était rouge et brillant.
- « Qu’est ce que c’est ? » demandai-je d’un air intrigué
- « Elle est incroyable cette fille…. Mais d’où sort-elle ? Tu vois bien que c’est une guêpière….. Tu as l’air tellement empotée….. Je vais t’aider à la mettre »
Notre hôtesse, un sourire au coin des lèvres, m’aida à passer ce vêtement froid et luisant. J’appris plus tard qu’il s’agissait de vinyl. Rouge sang. Je flottais dans ma nouvelle peau trop courte : notre hôtesse était petite, toute en rondeurs. Je suis grande et élancée.
Mon hôtesse me conduisit devant un miroir, me tint par la taille et me dit :
- « Regarde comme ça te va bien ! »
Cette femme devait être aveugle, ou amoureuse. J’éclatai de rire
- « Je ressemble à une saucisse de Strasbourg qui aurait mariné des heures dans un bain d’huile »
Quatre paires d’yeux étaient désormais braqués sur une Thaïs qui n’arrêtait plus de rire. Plus je riais plus les regards se durcissaient. Plus les regards étaient durs plus je riais : j’étais en train de tourner une adaptation d’un roman burlesque de Tom Sharpe et personne ne m’avait prévenue !
Je ne vous livrerai pas in extenso les détails de cet après-midi de « dressage » mais comme je l’ai fait dans « Soirée Privée » voici quelques croustillonneries :
Karine et moi étions l’objet de tous les soins attentifs des trois autres participants qui se relayaient auprès de nous pour dispenser les punitions que nous méritions : fessées, cravache, fouet, pinces sur les seins et autres joyeusetés habituelles qui me laissaient de marbre après ma dernière nuit chaude. J’accumulais donc sans broncher une nouvelle collection de zébrures sur les fesses, le dos, les cuisses, le ventre et le torse. Touchante de sincérité Karine hurlait, pleurait des larmes de crocodile, suppliait, alors que je réclamais plus d’énergie dans les coups portés par mes bourreaux d’opérette : j’avais décidé de jouer l’extra-terrestre de service et pas un sonne sortait de mes lèvres, pas une réaction ne s’affichait sur mon visage.
Las de me voir sans réactions nos tourmenteurs décidèrent de nous infliger la punition suprême d’humiliation : le lavement. Des tables avaient été préparées à cet effet et nous fûmes invitées à nous y allonger. Notre hôte jouait au docteur préparant fioles, bassines et canules. Je regardais le plafond, gentiment, sans rien dire, les pieds posés sur des étriers, le cul à l’air….
- « Thaïs tu as déjà subi un lavement ? »
- « Non »
- « Tu sais ce que c’est ? »
- « Ben…. Oui bien sûr »
- « C’est très humiliant, tu sais »
- « Ah bon ? »
Et l’homme de m’enfourner une canule dans le petit trou et de se mettre en devoir de remplir mon ventre d’eau tiède.
- « Tu sens ton ventre se remplir et se durcir ? »
- « Non, juste de vagues glouglous »
De l‘autre côté Karine se plaignait de maux de ventre et commençait à se tortiller devant le regard satisfait de ses persécuteurs. Mon toubib improvisé, lui, après avoir servi une deuxième rasade à mon ventre glouton, semblait désespéré face à une aussi totale absence de réactions. Il appela sa compagne à la rescousse. Celle-ci commença à m’appuyer sur le ventre dans l’espoir de me faire accoucher d’un improbable vent. Rien. Karine, elle, se vidait en pleurant toute sa honte. J’étais hilare une fois de plus et j’avais envie de chanter. Notre hôtesse, qui connaissait son rôle par cœur, semblait se retenir de rire. Elle m’embrassa de la manière la plus goulue sur la bouche et j’en profitai au passage pour lui peloter les seins. Elle se défit de mon étreinte comme à contre cœur pour me mettre quelques doigts dans le rectum qui se laissa joyeusement pénétrer.
Las d’attendre en vain tous décidèrent d’un commun accord de me laisser tranquille : j’avais définitivement acquis le statut d’extra terrestre et tous semblaient fiers et satisfaits de leur domptage : le cul vaguement rosi, les yeux cernés et l’air honteux de Karine. Je la pris dans mes bras et la gratifiai d’un énorme et tendre câlin : la journée avait été pour elle riche en émotions et son coq de mari bombait le torse de mâle satisfaction. Quant à moi j’étais finalement assez contente de mon numéro improvisé d’indomptable dans ce cirque…..

Merci pour cet instant de detente chere Thais-en-jeans
groumfy
September 8th, 2006
Thais-en-jeans….et en baskets ! mdr
Thaïs
September 8th, 2006
Tiens m’frai ben faire un tiot lavement mizautes.
Ca existe pour les garçons ?
IMAGO
January 17th, 2007
Euh comment dire ? Cher Imago un trou du cul est un trou du cul qu’il soit masculin ou féminin et le lavement n’as donc pas de sexe
….
Thaïs
January 17th, 2007
Oui ça j’avais compris tout de même. Je voulais savoir si c’est tendance cette année ?
IMAGO
January 17th, 2007
Ne vous fiez pas à moi pour les tendances : je ne suis ni hype ni trendy…. Et puis cette histoire ne date pas d’hier…. CQFD
Thaïs
January 17th, 2007
Un peu tristounette votre histoire ! Mais la Suisse quelle idée ! n\’ont de fendant que leur vin, il n\’y a que le jet d\’eau de Genève qui pisse dru, s\’intéressent plus aux sous qu\’aux dessous !
alain
June 3rd, 2007
Je ne crois pas que La Suisse soit la seule fautive : toutes ces soirées sont pour moi ennuyeuses ou tristes. Elles me rappellent les colos et on y retrouve les mêmes stéréotypes humains
Thaïs
June 4th, 2007