Plaisir Partagé

Thaïs, Amazone et Hédoniste : le Plaisir, rien que pour le Plaisir, en toute Liberté

Cette fois je montais l’étroit escalier de pierre les yeux bien écarquillés pour ne pas rater un détail du chemin difficilement parcouru deux heures plus tôt. J’avais l’impression de grimper dans un donjon au plafond toujours plus bas à mesure que nous progressions dans les escaliers. Ma surprise fut à son comble lorsque nous pénétrâmes, après avoir soulevé la lourde tenture, dans le saint des saints des hommes secrets. Une douce chaleur y régnait encore, des lumières tamisées y brillaient. A posteriori je frissonnai à l’idée que j’aurais pu subir le même interrogatoire sans bandeau sur les yeux. Ce sanctuaire aurait pu impressionner les deux novices que nous étions : la vaste pièce aux plafonds élevés était entourée de lourdes tribunes de bois sombre, des tribunes telles qu’on les voit dans les tribunal. Les murs, recouverts de symboles cabalistiques, étaient sombres eux aussi. La chaise des nonnes était encore là, fragile et insignifiante au milieu de tous ces meubles solides et sombres, plantée face à une autre tribune surélevée et vide de ses occupants. Quel était donc ce tribunal de campagne ? J’avais beaucoup de mal à imaginer mes joyeux compagnons d’agapes assis là, sérieux et concentrés sur la mitraillette tranquille de questions qu’ils m’assenaient une paire d’heures auparavant. Si le bandeau m’avait été ôté je pense que je n’aurais eu alors qu’un seul désir : disparaître dans le premier trou de souris à ma portée. J’en étais là de mes réflexions lorsque mon compagnon du moment me rappela à l’ordre et me demanda gentiment de venir le rejoindre.

- « Alors tu es une bonne pipeuse à ce qu’il paraît ? » me demanda t-il doucement comme s’il était soudainement intimidé, lui aussi.

- « Vous voulez voir ? » lui répondis-je d’un air mutin ravie par tant de transgression en ce lieu rituel.

- « Oui » me dit-il en ouvrant largement les cuisses pour me faire comprendre que son sexe était à ma disposition le temps d’une douce et chaude fellation.

La nonne Thaïs s’agenouilla alors entre les cuisses l’homme secret, fouilla dans sa braguette pour en sortir son sexe blotti, et entreprit de satisfaire doucement son hôte du moment dans ce lieu aux rites bizarres, coiffée de sa coiffe de nonne qui lui donnait un air faussement angélique. Nous étions tous deux très excités. Il bandait. Je mouillais et mes tétons étaient raidis sous ma bure. Le plaisir, probablement décuplé par tant de transgressions, ne tarda pas à se manifester. L’homme jouit d’une longuement dans ma bouche humide et accueillante. Je restai quelques instants à ses genoux, le nez blotti sur ses testicules, puis nous nous relevâmes la main dans la main. Le regard de l’homme était chargé d’une reconnaissance toute paternelle alors qu’il me faisait faire un dernier tour du propriétaire avant de rejoindre nos compagnons d’agape.

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(Illustration: Imago)

Lorsque nous descendîmes Sœur D n’était plus assise au milieu des autres convives, mais je la vis très vite resurgir, tel un diable de sa boîte, un diable déguisé en religieuse, l’œil brillant, la coiffe de travers de laquelle s’échappaient désormais quelques mèches blondes, la démarche peu sûre aux bras d’un des hommes secrets. Elle semblait épanouie, lui aussi. Mais qu’avaient-ils donc fait dans le cabinet de réflexion dont ils venaient juste de sortir ? On ne me laissa hélas pas le temps d’y penser, on ne me laissa pas le temps de l’interroger non plus : I me saisit par la taille, me mit une main aux fesses et m’emmena derechef à l’endroit d’où Sœur D venait de sortir. Le cabinet de réflexion était encore chargé des effluves parfumées de Sœur D. I, très calme, s’assit sur la chaise, plongeant son bleu regard dans les orbites vides de vie du crâne posé sur la tablette. Il alluma une cigarette et me fit comprendre qu’il était grand temps de lui sucer la queue et de me montrer à la hauteur de ce que j’avais précédemment déclamé debout sur mon perchoir improvisé. Je me retrouvai à nouveau à genoux, cette fois dans ce noir cabinet, en prière face à son sexe bandant et gorgé de vie que je pris comme une offrande entre mes lèvres pour le dévorer avec gourmandise jusqu’à le pomper goulûment. C’était si bon de sentir son sexe vibrant, conquérant et dur dans le fond de ma gorge. I, la tête renversée en arrière, finit par cracher sa blanche et doucereuse semence que je léchai pour ne pas en perdre une seule goutte. Notre séance de « réflexion » terminée nous sortîmes du cabinet au moment même où Sœur D et celui qui avait été notre guide d’aveugles sortaient des toilettes avec l’air mutin de deux enfants qui viennent de commettre une bêtise pendant que les parents s’affairent ailleurs. Les deux couples rejoignirent ceux qui étaient restés attablés et qui joyeusement discutaient devant leurs verres de vin à moitié vidés. Certains d’entre eux avaient déjà quitté le lieu des agapes. L’ambiance parmi les convives restants étaient chaude et joyeuse, presque grivoise. Le succès de la soirée était indéniable et les deux Sœurs suscitaient un intérêt non dissimulé mais hélas il nous fallait quitter le lieu de nos débauches et retourner à nos apparences de respectabilité respectives. Les deux nonnes quittèrent la bure, on rangea la salle des agapes, les lumières furent éteintes et nous nous quittâmes dans le brouillard, un peu à regret, sur le pas de la porte de l’étrange et sombre bâtisse redevenue secrète.

A une heure du matin je m’étirais dans mon lit me demandant si cette soirée intemporelle n’était qu’un doux rêve…

10 Responses to “Chez les Hommes Secrets (4) : les Nonnes Délurées”

  1. Bravo. Ca fonctionne, je suis tout exité !…

    IMAGO

  2. Excité Imago, excité…. avec un C comme….. Merci pour votre commentaire : je suis toujours à la fois étonnée et comblée lorsqu’un lecteur me fait part de son excitation à lire mes mots

    Thaïs

  3. Quelle nonne surprise de découvrir ce texte au hasard de ma navigation! En plein dans le mille de mon fantasme secret.tout excité aussi avec un C comme .hatte de .armélite par exemple.

    alain

  4. Eh bien Alain, il ne vous reste plus qu’un chose à faire : trouver les 3 autres récits, et les lire… :-)

    Thaïs

  5. Mais je les ai lus..Pourquoi la machine corrige-t-elle ce que je tape, l’impernitente?, 2lettres rajoutées enlèvent la pointe d’humour que je voulais glisser

    alain

  6. Mea culpa mea culpa Alain : certaines de vos lettres avaient été remplacées par des ??? J’ai donc remis des lettres là où il en manquait. Big Sister vous connaissez ?

    Thaïs

  7. non, je ne connais pas Big Sister, mais je ne demande qu’à apprendre!J’avais écrit” quelle nonne surprise” et “C comme .hatte de .armélite”,mais si c’est vous qui avez corrigé, pas de problème, j’ai cru que c’était un truc genre correcteur automatique.
    Chez les hommes secrets me parait un récit de très bonne tenure (non, pas de faute de frappe), comprenne qui peut comme chantait notre ami commun

    alain

  8. Alain Big Sister c’est la petite soeur de Big Brother :-) … Bon je vais rétablir votre texte tel qu’il était. Mille excuses de ne pas y avoir vu les jeux de mots.

    Thaïs

  9. Déjà trois mois depuis mon 1er passage. votre texte me fait encore le même effet….
    Suivant leur ordre les nonnes ont des robes qui s\’ouvrent devant, au moins 104 boutons à déboutonner, ou par derrière; puis dérouler les mètres de tissu qui leur enserre la poitrine, hum…..Volà que je m\’excite comme à ma 1ère lecture de \”la religieuse\”!

    alain

  10. Déjà trois mois ? si ça continue vous allez faire partie de mes “vieux” et “fidèles” lecteurs et vous serz investi de la sucette d’or !

    Thaïs

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