Plaisir Partagé

Thaïs, Amazone et Hédoniste : le Plaisir, rien que pour le Plaisir, en toute Liberté

 

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(Illustration originale d’Imago pour Thaïs)

Ils étaient là, devant moi, à mes pieds ou presque, mon amant L et ce complice d’un soir trouvé au détour d’une petite annonce des plus explicites. L, arrivé chez moi une heure plus tôt pour se mettre dans l’ambiance de la soirée, était nerveux. Il piaffait comme un cheval resté trop longtemps aux écuries : j’avais dû pour le calmer l’abreuver d’un certain nombre de whiskies. Ecossais, les whiskies, chargés en tourbe.

- « Pour te détendre tu devrais te mettre en tenue, et avec un peu de chance il va arriver dans cinq minutes, comme prévu ».

L ne se fit pas prier : ce conseil lui donnait l’occasion de se donner une contenance. Il fila dans ma chambre, une cigarette au coin des lèvres, comme d’habitude. Je l’entendais ouvrir les tiroirs de ma commode mes uns après les autres, puis grommeler, enfin hurler des jurons bien mâles et bien virils comme je les aime. Dix minutes après il était de retour, presque nu, arborant sa tenue de soirée : une paire de bas résilles rouges. Je jugeai que cette tenue, par ailleurs déplacée, lui allait à ravir.

Nous pratiquions depuis quelques années ce jeu là et j’oscillai constamment entre l’extrême tendresse et la douce ironie lorsque je voyais ce grand garçon viril revêtir ces atours de la féminité. J’aimais particulièrement le voir enfiler mes bas de la manière la plus masculine qui soit. Très vite mes choix pour ses bas se portèrent sur les résilles, plus solides. Et rouge parce que brun…. Et que j’aime le rouge, couleur du sang et de la passion. Ainsi revêtu de mes bas, ou plutôt devrais-je dire de ses bas, L attrapa son verre de whisky et me regarda d’un air désinvolte tout en se grattant distraitement les testicules qu’il avait rasées de près pour l’occasion.

- « Tu as oublié un détail… Va chercher ton rouge à lèvres, celui des grandes occasions, le Rouge Baiser »

Le port du rouge à lèvres ou de tout autre maquillage marquait pour nous le début de ces soirées décadentes qui nous excitaient tant. J’étais invariablement chargée de le maquiller et je prenais invariablement un vif plaisir à faire déborder largement le rouge à lèvres de ses lèvres et à en lui maquiller les tétons, à étaler le fard à paupières bien au-delà des paupières et parfois même à compléter la tenue avec un collier de perles. A ce stade de la soirée le contact de nos bas crissant les uns contre les autres lorsque nos jambes se frôlaient avait pour effet d’augmenter très sérieusement nos excitations conjuguées.

Au moment précis où je m’efforçais de poser le rouge à lèvres sur les lèvres de mon ambigu amant que la sonnette retentit signalant l’arrivée de notre compagnon de jeux.

- « Reste là toi, à genoux. Tu es bien comme ça. Je vais lui ouvrir la porte. Ne bouge pas…. Pas d’un poil »

Je me précipitai vers l’entrée pour ouvrir la porte à E, visage souriant, le teint hâlé, la petite trentaine, mignon. Nous avions fait connaissance quelques jours auparavant autour d’un verre, et les lignes directrices de notre petit jeu semblaient lui convenir parfaitement lorsque je le les lui avais exposées dans les grandes lignes. Je précédai E et lui présentai L qui était à genoux, toujours, visiblement gêné voire honteux, la main sur son sexe.

- « Bonjour je m’appelle E » lança t’il en tendant la main à L qui fit mine de se lever

- « Non non L reste comme ça tu es bien là, à genoux. D’ailleurs E va t’y rejoindre tout de suite, n’est ce pas ? » dis-je en regardant E fixement dans les yeux jusqu’à ce qu’il porte la main à la ceinture de son pantalon pour en défaire la boucle.

- « Tu as amené tes bas ou tu veux que je t’en prête ? »

- « J’ai amené les miens : ils sont dans la poche de ma veste » me répondit-il en sortant une boule noire informe de sa poche.

E le naturiste se déshabilla complètement, sans aucune gêne, sous nos regards contemplateurs pendant que je servais à boire à notre invité du soir. L, hypnotisé par le corps d’éphèbe de E et ses fesses aussi bronzées que le reste, ne bronchait pas et ne perdait pas une miette de ce délicieux strip-tease. Moi non plus. Une fois nu, E nous sourit et s’assit sur le canapé pour mieux enfiler ses bas noirs, ressemblant à s’y méprendre aux miens. J’admirai l’habileté et l’expertise de ce jeune éphèbe blond, la maîtrise de ses gestes, et je ne pouvais m’empêcher de comparer la maladresse et la brutalité virile de l’un à la douceur des gestes du deuxième sans un tendre sourire pour ces deux hommes si différents. Cette fois mes deux compères étaient prêts, ils n’attendaient plus que moi. Je fis tomber ma robe noire le long de mes longues jambes et me retrouvai moi aussi nue comme un ver, les seins épanouis et les fesses joyeuses, uniquement revêtue de mes bas noirs. Désormais notre trio était au complet, je détenais les rênes de cette soirée. A moi de jouer désormais, sans retenue.

J’attrapai E par le menton et l’invitai gentiment mais fermement à s’agenouiller à côté de L. Ce qu’il fit docilement. Je m’emparai alors du bâton de rouge à lèvres et les maquillai à tour de rôle, débordant allègrement des lèvres et écrasant bien le rouge sur leurs tétons, mes cuisses soyeuses frôlant les torses de ces messieurs. Comme je constatais une nette érection de la part de mes deux partenaires je leur badigeonnai le gland du même rouge, y ajoutant par la suite une touche de gloss, parant ainsi leurs sexes du plus beau sourire.

Assise sur le canapé je contemplai mon œuvre : deux specimens de mâles bien virils à genoux, maquillés comme des femelles en chaleur, à mes pieds, le sexe en érection. L commençait gentiment à se caresser mais je lui interdis immédiatement au profit d’autres occupations nettement plus excitantes pour moi. Ces deux hommes étaient à ma merci, j’allais en profiter.

- « Mes deux petites chiennes en chaleur vous allez me tourner le dos et vous mettre à quatre pattes et vous allez vous cambrer comme il faut et me montrer comment vous remuez vos petits derrières pour attirer le mâle. Je vous regarde…. La gagnante aura un joli petit cadeau…. Allez…. Exécution ! »

Ils étaient émouvants de sincérité tous les deux alors qu’ils se remuaient le croupion pour mieux m’exciter. Et ils y réussirent. J’étais excitée, très excitée même : je me retenais pour ne pas caresser, toucher, palper, peloter, voire violer ces deux derrières tendus vers moi de ma langue, de mes doigts et de mes mains fouineuses. J’avais pris un soin tout particulier à choisir un fond musical particulièrement adapté, lascif et sulfureux à souhait, à parsemer la pièce de bougies et à éteindre quelques lampes à l’éclairage trop violent pour cette mise en scène. Je ne me lassais pas de les regarder et de les encourager jusqu’au moment où je prononçai la sentence :

- « E tu as gagné ! Tes déhanchements sont plus souples, tu te cambres mieux, une vraie petite femme ! L, prends ce gros plug et mets le lui dans le cul quand tu l’auras bien préparé. Ne lui fais pas mal surtout, mets y de la douceur. »

Pendant que L enduisait le large plug noir de lubrifiant, j’attrapai E par le menton et l’embrassai goulûment en ayant soin de bien épandre le rouge à lèvres autour de ses lèvres, alors que L dilatait progressivement son précieux petit trou pour mieux y enfoncer le plug. Nos enlacements conjugués aux efforts dilatatoires troublèrent E : je sentais bien son sexe durcir de plus en plus entre mes cuisses et j’en profitai pour serrer mes cuisses gainées de soie sur sa hampe. De la main gauche j’attrapai alors L en le tirant par les cheveux pour l’attirer vers le sexe tendu de son compagnon.

- « Suce cette jolie queue bandante, je vous regarde ! Excitez moi les garçons. Continuez, faites comme si je n’étais pas là »

Et je m’assis à nouveau tranquillement sur le canapé, les cuisses bien écartées, leur offrant la vue de mon sexe nu, alors que je me caressais doucement le clitoris, les lèvres bien écartées devant les deux étalons, revêtus de leurs bas, leur rouge à lèvres défait. Le brun aux bas rouges ou le blond aux bas noirs ? Sur lequel vais-je m’empaler lorsque le besoin irrésistible se fera impérieux ?.Mon amant, que je savais amateur de fellations, m’étonnait par sa douceur et son habileté à faire raidir la queue de notre invité, et son compagnon de jeu semblait apprécier ses divines caresses buccales. Je jouissais de la scène, j’en connaissais l’issue mais je ne désirais qu’une chose : faire durer leur plaisir, et le mien de surcroît, jusqu’au paroxysme. E bandait, très fort. L me regardait du coin de l’œil comme s’il attendait une approbation, un signe, de ma part. Je vins lui flatter les fesses. Sa peau frissonnait sous mes caresses. N’y résistant plus je lui écartai les fesses, largement, crachai sur son petit trou, et lui léchai le fondement le plus loin qu’il m’était possible, enfournant le bout durci de ma langue dans son intime douceur. Je crachai à nouveau puis enfonçai un doigt, deux, puis trois. Le gouffre était humide. Je le sentais mûr et prêt, humide à souhait. Aussitôt je retirai mes doigts investigateurs, séparai les deux amants d’un soir, rebarbouillai leurs lèvres de rouge, puis glissai à l’oreille d’E :

- « Mets vite un préservatif et encule le, il mouille comme une petite salope qui n’attend que ta queue toute raide »

E vint se positionner derrière L, le pénétra en douceur, pour ne pas lui faire mal. J’en étais déjà toute émoustillée, de les voir. Lorsque son sexe vint buter, bien au fond, L ferma les yeux alors qu’E se saisissait des hanches de L pour mieux l’enfourcher. D’un signe je fis comprendre à E de modérer ses sauvages emportements d’étalon en rut et je me positionnai à mon tout à quatre pattes devant L, écartant mes fesses. J’empoignai son sexe par la hampe et l’approchai de mon petit trou qui s’ouvrit facilement, puisqu’il n’attendait que ce moment là. Au début je donnai le rythme de ce tango sensuel et langoureux, ondulant de la croupe, invitant les garçons à danser ce parfait trio de nos sensualités conjuguées. Paire de bas rouges entre deux paires de bas noirs, la belle harmonie. Nos croupes et nos reins ondulaient selon les mêmes cadences, suivant les indications d’un invisible chef d’orchestre. L me mordillait le cou signe de jouissance imminente et intense, tout en se cramponnant à mes seins. Je redressai la tête et feulai alors à l’attention de mes deux compagnons :

- « Allez y ! Lâchez vous ! »

Cet ordre qui s’était échappé du tréfonds de mon ventre mit le feu aux poudres. E fut l’initiateur : ses coups de rein et de queue se répercutaient jusque dans mon fondement jusqu’au moment où L lui aussi ne retint plus ses ardeurs violentes et tant aimées de mâle. Nos jouissances explosèrent les unes après les autres jusqu’à se conjuguer en un seul cri. Au moment où L me transperçait du coup fatal qui l’emportai dans une jouissance infinie et parfaite, je jouis comme une fontaine : chacun de ses coups me faisait propulser un jet puissant, comme si moi aussi j’éjaculais tout mon plaisir. Nous nous effondrâmes, bas rouges et bas noirs emmêlés, sur le côté. L tenait mes seins, E la main tendrement posée sur le sexe de L, j’étais partie loin, très loin au pays où le rouge à lèvres n’a pas de sexe.

Moralité : le premier qui lève le doigt et me dit « Moi aussi M’dame je veux jouer à ce jeu là avec vous » a le droit d’aller au fond de la classe, près du radiateur, et lire (ou relire) la totalité de mon blog. En d’autres termes Bis repetita NON placent.

19 Responses to “R comme Rouge à Lèvres”

  1. nue comme un ver ,les seins epanouis et les fesses joyeuses!
    Eh oui…..c’est une belle histoire….

    crazydoc

  2. “Bécot” , le rouge qui ne s’en va qu’avec la peau !…
    Il ne respecte rien cet AMIGO.
    Ne vous fâchez pas maîtresse Thaïs. Je suis transporté d’admiration

    IMAGO

  3. fascinant jeu de couleurs

    Calou

  4. Je ne léve jamais le doigt avant de parler…

    Stéphane

  5. Crazydoc il va falloir encore patienter un peu : les photos vont arriver mais avec un peu de retard, sûrement après mon retour de vacances
    Imago, si vous voulez me faire plaisir ne m’appelez surtout pas maîtresse, rouge bécot ou pas !
    Calou, merci
    Stéphane, vous êtes un insolent ! Il est vrai que j’ai un faible pour l’insolence …

    Thaïs

  6. Soumise

    J’aime te voir soumise
    Jusqu’ou peu tu aller mon amour
    Tu me dis j’obéis
    J’en tremble
    Tu veux être ma chose
    Je serais ton amant
    Tu veux être mon esclave
    Je serais ton maître mon amour
    J’ai envie
    De te bander les yeux
    Pour que tu puisses imaginer tout un monde
    Je te parlais doucement
    Te faisant imaginer
    Des histoires troublantes
    Je t’attacherais
    Pour que tu sois ma prisonnière
    Je te lécherais jusqu’à plus soif
    Sans possibilité te défendre
    T’emmènerais au bord
    De la jouissance
    Te laisserai
    Reviendrais te caresser
    Tu me supplieras de continuer
    Je te forcerais
    Tu joueras quand je voudrais
    Je te fesserais gentiment
    A faire rougir ton jolie cul
    Le plaisir et la douleur sont sœur
    Je te forcerais a te baiser avec un gode
    Je te ferais connaître la double pénétration
    Je t’emplirais avec ma queue
    T’enculerais avec un gode
    Tu seras prise entièrement
    Je te baiserais debout dans un couloir
    Tu me suceras dans une voiture
    Tu me chevaucheras ton joli cul à l’air
    Je te dirais de ne rien mettre sous ta jupe
    Je te raserais la chatte mi même
    Nous passerons des journées au lit
    Je te donnerais à manger
    Comme a une enfant
    Je te ferais mettre des boules de geishas
    Que tu garderas toute la journée au fond de toi
    J’écouterais tes fantasmes
    Je te mènerais vers des frontières encore inconnues
    Je veux que tu sois
    Extase
    Plaisir
    Amour
    Sensation
    Je veux que tu meurt et revive à chaque plaisir
    Je veux que tu m’étonnes
    Je veux que tu me fasses rougir
    Je veux devenir à mon tour soumis

    yannick janvier 2007

    yannick

  7. Yannick si ce discours m’est adressé sachez que je ne porte jamais de jupes…. He He…. Et que je suis épilée. Vous n’aurez donc pas besoin de me raser :-)

    Thaïs

  8. Je ne veux pas faire retomber l’ambiance.
    simplement signaler que l’illustration a disparu.

    IMAGO

  9. Imago désolée mais j’ai été confrontée à un petit problème technique…On ne peut pas tout maîtriser dans la vie (hélas ?). Je vais tenter de réintégrer votre belle illustration de ce pas

    Thaïs

  10. Vous etes une magnifique salope Thaïs, et j’aime ça…ma queue toute raide a la lecture de votre oeuvre en est la preuve..

    chiraz

  11. Oeuvre, oeuvre… n’exagérons rien. Vous allez vous attirer les foudres des véritables écrivains. Je me contente de barbouiller quelques mots et il se fait que ces quelques mots ont le don d’exciter certains de mes lecteurs. C’est déjà énorme et j’en suis très heureuse :-)

    Thaïs

  12. C’est enorme, en effet, tout comme l’est cette belle expansion de mon excitation..

    chiraz

  13. :-)

    Thaïs

  14. prenez la donc…

    chiraz

  15. Bon, ben je vais au fond de la classe et je relis tout ton burp.

    Comme une image

  16. Ah oui ? Et pour quelle raison ? Si vous allez au fond de la classe il n’est pas nécessaire d’être sage…. Comme une Image :-)

    Thaïs

  17. Je faisais référence à la punition qui ponctue ta note. Mais en réalité, je ne cherche pas un bis repetita… Mon univers diffère un peu du tien dans la mesure où je n’accroche pas trop au fantasme du travesti, et pour moi les jeux anaux ne sont pas des jeux “d’invertis” (je ne dis pas que c’est ce que tu prétends que ça doit être, qu’on se comprenne bien).

    Désolé d’être si confus ce soir, esprit ramolli.

    Comme une image

  18. Esprit ramolli par quoi ? hmmmmm ? C’est l’effet Bastille ?

    Thaïs

  19. Jusqu’à cette lecture rouge et noir évoquaient, en vrac, Sthendal, des drapeaux brandis en manifs, un chanteur que je ne citerai pas(” le noir pour naitre à Barcelonne, le rouge pour mourir à Paris” u l’inverse), le maillot du RCToulon, voilà de nouvelles perspectives….

    alain

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