- « Nous sommes en présence d’un sujet particulièrement excité messieurs. Il est grand temps de passer à l’étape suivante de notre expérience : quelques voies, celles que je vous ai citées au début de mon cours, nous restent à explorer. Espérons que notre cobaye ne flanche pas malencontreusement avant la fin de cette séance. J’aurais besoin de deux nouveaux volontaires… Voyons…. Vous…. Vous allez masser les pieds et les jambes du cobaye, pour le détendre de sa position. Et nous allons caler quelques coussins sous ses fesses pour les remonter un peu et les mettre à la bonne hauteur. Tenez messieurs, pour le bien-être et le confort de notre patient cobaye, utilisez donc cette huile de massage : cela vous facilitera la tâche également »
Pendant qu’une paire de mains s’agitait avec volupté sur chacune de mes jambes, le professeur continuait imperturbablement à dispenser son scientifique monologue.
- « Nous allons maintenant explorer les voies souterraines : cavité vaginale, point G et autres lieux de voluptés. Nous allons ainsi pouvoir vérifier si notre sujet est mono-orgasmique ou pluri-orgasmique, nous allons aussi pouvoir recueillir plusieurs de ses secrétions afin de les faire analyser au laboratoire de notre unité de recherche. Enfin nous allons vérifier s’il existe une relation entre la taille de la cavité vaginale, son élasticité, la taille de l’objet pénétrant et la jouissance. Pour ce faire nous consignerons différentes mesures durant le déroulement de nos expériences. Vous, vous allez noter toutes les mesures que je vous donnerai, et vous en ferez une brève analyse consolidée à la fin de notre séance. Messieurs, êtes vous prêts ? Remettez donc les pieds de notre cobaye dans ses étriers…. »
Je sentais les mains de Folamour courir doucement de sa main gantée de latex le long de la face interne de mes cuisses. Le massage à quatre mains avait fait sauter toutes les possibles barrières à mon abandon : j’étais détendue, confiante, toujours aussi largement offerte aux regards des apprentis, regrettant presque mon incapacité à effectuer un grand écart pour mieux leur exhiber mon connillon affamé. A nouveau je sentis le froid speculum pénétrer sans difficultés par l’orifice de mon vagin, afin de mieux l’écarter jusqu’à le transformer en trou béant de surprise, en même temps que ma bouche s’arrondissait en un « Oh » d’étonnement et de ravissement conjugués.
- « Premières mesures : celles de la cavité vaginale avant pénétration… Voyons…. Nous sommes en présence d’un sujet tout à fait moyen, plutôt étroit, n’ayant pas connu de maternités : la longueur du vagin au repos est de 10 centimètres. Notez s’il vous plaît »
Le speculum s’évanouit brutalement laissant mon orifice juteux orphelin de sa froide caresse.
- « Messieurs, je vais maintenant faire appel à vos services pour la suite de nos expériences : j’aurais besoin de la présence active de cinq à dix étalons volontaires…. Avant de vous précipiter, je vous explique de quoi il en retourne… Vous là-bas au fond cessez de ricaner comme un adolescent boutonneux ! Le but de l’expérience est d’introduire dans cette cavité vaginale différentes tailles de pénis tout en stimulant doucement l’activité clitoridienne. Nous allons pouvoir établir s’il existe une corrélation entre la taille du pénis et la jouissance du cobaye. Bien sûr nous allons procéder de la manière la plus scientifique possible. Je m’explique : messieurs les volontaires, vous allez nous rejoindre dans le calme et le silence qui incombent à des scientifiques de votre trempe, vous allez ouvrir à votre blouse, baisser votre pantalon et nous allons procéder aux mesures nécessaires à l’expérience pendant que deux autres volontaires, nos deux masseurs par exemple, stimuleront gentiment le clitoris de notre cobaye pour le maintenir dans l’état d’excitation nécessaire lors des prises de mensuration. Ensuite vous suivrez mes instructions à la lettre. Je vous attends messieurs les volontaires, approchez !»
Un brouhaha mêlé de rires nerveux et gras envahit l’amphithéâtre. On remuait, on déplaçait des bancs, on s’agitait chez les apprentis carabins. Chez Thaïs le cobaye des vagues de chaleur montaient au visage, redescendaient le long de la colonne vertébrale pour se perdre au bas des reins et se répandre en frissons sur la face interne des cuisses qui tremblaient de désir et d’appréhension mêlés. Docteur Folamour ne se laissait pas démonter, lui. Alors qu’il dirigeait les opérations métriques sur les volontaires, il ordonna à mes deux compères de mener à bien leur tâche, ce qu’ils firent sans se faire prier, en silence. Doucement ils ranimaient mon clitoris à nouveau décalotté en le caressant de la manière la plus douce qui soit après avoir à nouveau vidé une partie d’un tube de lubrifiant sur mon sexe largement offert à leurs caresses. Ces caresses expertes, aussi douces que le plus doux des cunnilingus, m’apportèrent très vite juste assez de plaisir pour ne plus désirer qu’une chose : être empalée. Je commençais d’ailleurs à gémir sous leurs doigts, et je me retenais pour ne pas onduler du bassin de la manière la plus animale qui soit
- « Nous sommes prêts désormais à passer à la suite de l’expérience. Comme vous pouvez le constater le cobaye est prêt : regardez comment ses lèvres commencent à gonfler, comment la cyprine suinte et voyez aussi le clitoris turgescent. Vous pouvez cesser les caresses et le premier volontaire peut se présenter entre les cuisses du cobaye pour le pénétrer. N’oubliez pas, Monsieur, que vous devez vous arrêter dès que je vous l’indiquerai. Approchez vous que je prenne les mesures de votre pénis en érection. Pour ne pas influencer le cobaye dans sa jouissance, nous allons nous contenter de noter, sans les énoncer à haute voix, vos mensurations en érection…. Voilà… Tout est consigné…. Allez y »
Un sexe chaud me pénétra, me procurant immédiatement une agréable sensation de plénitude. Je le sentais battre tout au fond de moi tout en m’interdisant tout mouvement du bassin pour mieux l’accueillir. A cette douce sensation succéda un pilonnage frénétique digne du dernier modèle de marteau piqueur. Je criais quand un ordre impératif me parvint aux oreilles.
- « Stop ! Monsieur retirez vous et laissez la place au suivant »
Ouf ! L’outil de chantier m’abandonne. Pas trop tôt.
- « Cobaye avez-vous joui ? Si oui levez le pied droit des étriers »
Je ne bougeai pas. Non je n’avais pas joui, loin s’en faut. Pauvre Duracell de chantier ! Ce vigoureux gars là avait vu trop de films pornos… Tous ces films salement stéréotypés qui font croire aux hommes crédules que cris et jouissance vont de pair.
- « Au suivant de ces messieurs, allez y, jeune homme…. La science compte sur vous…»
Cette fois on me pénétra tout doucement, comme pour ne pas me faire peur. Etait-il intimidé ? La hampe glissait facilement pourtant mais je sentais comme une gêne, une retenue, une appréhension peut-être. Très vite je compris l’origine de cette timidité apparente : l’organe semblait être de dimension peu commune et malgré mon excitation grandissante, le sexe du garçon n’était toujours pas rentré jusqu’à la garde. Je mourais d’envie de l’aider d’un coup de rein ou d’y porter les mains, sans doute pour mieux juger de la taille de l’engin qui, à force de patience et de douceur, finit par être englouti pour de bon par mon con ouvert et désireux de tout avaler. Je me sentais ouverte, écartelée, remplie de sa douce chaleur caressante. Les mouvements de va et vient s’amplifiaient, faisant enfler mon plaisir petit à petit : je commençais à m’abandonner à cette délicieuse caresse lorsque retentit l’ordre de Docteur Folamour : il nous fallait arrêter et je me devais de répondre à la question fatidique d’un coup de pied. Non je n’avais pas joui. J’avais pris du plaisir mais n’avais pas joui, même si je sentais que le désir montait inexorablement.
Le troisième volontaire vint se planter sans attendre de son pieu solidement vigoureux. Immédiatement je me sentis dégoulinante de cyprine. Celui-là me convenait parfaitement je le sentais bien, comme si nos deux sexes s’étaient toujours connus et baisés. Après quelques mouvements de va et vient, il se planta dans le fin fond de mon antre qu’il embrassa du bout de son gland et, sans aucun mouvement, sans bouger, il me fit jouir du plus intense et du plus doux des orgasmes. Je feulai mon plaisir comme un fauve. Le silence, un silence tout attentif, était total dans l’amphithéâtre lorsque le « Stop » retentit.
- « Messieurs écartez vous pour la dernière partie de l’expérience. Vous le quatrième volontaire, oui vous le jeune homme à lunettes, approchez vous, regardez et notez après avoir remonté votre pantalon. Prenez quelques tubes à essai également »
Les doigts toujours gantés de Docteur Folamour pénétraient dans mon vagin encore sensible du bonheur précédemment dispensé, s’appuyèrent sur la face antérieure de mon connillon et commencèrent à me caresser. Cette fois une nouvelle jouissance extrême et fulgurante me saisit. Non content du résultat le plaisirologue continua ses caresses insistantes et je me remis à jouir par spasmes successifs d’un orgasme sans fin qui me fit cabrer, lâcher les étriers, m’abandonner comme une primitive femelle que j’étais devenue. Je jouissais comme un homme éjacule et lâchai des jets puissants et chauds de plaisir tout en hurlant.
- « Jeune homme, essuyez vos lunettes… Les risques du métier…. Prenez plutôt un tube à essais pour faire un prélèvement de cet éjaculat. Cette femme est ce qu’on appelle communément une femme fontaine messieurs. Le résultat des analyses nous montrera que ce liquide n’est pas de l’urine mais un liquide produit pas les glandes de Skène »
Ce disant il continuait à me caresser de la plus vicieuse manière jusqu’à ce qu’enfin je trouve assez de force et de respiration entre deux convulsions pour hurler :
- « Arrêtez ! Je vais mourir… Je ne peux plus »
Il lâcha aussitôt prise, posa ses mains sur mes jambes qui désormais pendaient dans le vide, et me recouvrit –moi le pantin désormais inanimé, le cobaye hors d’usage - d’une couverture. Au milieu d’un vaste brouillard sonore j’entendis le début de ses conclusions :
« Messieurs, pour conclure en vitesse, j’espère que vous avez noté que le plaisir de notre cobaye n’a pas été proportionnel à la taille du pénis pénétrant. D’autre part vous avez aussi sans doute noté que le va et vient n’était pas à l’origine de la jouissance, et que les préliminaires…… »
Thaïs dormait, la bouche ouverte, portée par son nuage préféré. L’amphithéâtre n’existait plus. Le Docteur Folamour et les apprentis carabins non plus.
Nous ne saurons probablement jamais quelles furent les conclusions finales de Docteur Folamour, de même que nous ne saurons peut-être pas si d’autres expériences similaires furent menées par son unité de recherche. Laissons donc Thaïs dormir et regardez comme elle sourit quand elle dort : elle sourit aux démons !

(Illustration originale et psychédélique d’Imago pour Thaïs)

Thais vous avez des relations exceptionelles avec le corps medical…..
Recit tres mignon!
Bon repos!Je serai moi aussi loin de mon blog au meme moment.Si c’est au meme endroit ,il s’agit d’une coincidence…..
crazydoc
March 20th, 2007
Excellent cru chere Thais…ou comment mele le pragmatisme scientifique a l’irrationalite du plaisir…au passage ,je note le message qui j’espere sera percu par d’autres fideles lecteurs…Revenez nous vite..
pain d'epice
March 20th, 2007
Crazydoc à mon tour de vous souhaiter de bonnes vacances
Qui sait ? Peut être nous croiserons nous sans nous reconnaître…
Avant de me faire partir laissez moi quand même poster un autre portrait
Pain d\’épice pour ne rien vous cacher j\’espère que le message sera perçu par certains…. et par certaines aussi. Les femmes ne sont pas en reste dans les erreurs d\’aiguillage de leurs partenaires
Thaïs
March 20th, 2007
Ce qui est certain en vous lisant Thaïs, c’est qu’on ne sait pas où tout cela conduira le lecteur ! C’est excitant et instructif, ce n’est pas courant … Et puis ce zest d’humour qui se mêle à la glace du récit pour finaliser ce savoureux cocktail !
Philo
March 20th, 2007
Merci Philo, merci beaucoup… Moi qui ai toujours rêvé d’être conteuse et de raconter mes histoires le soir à la veillée. Finalement je suis une conteuse des temps modernes : la cheminée est rempalcée par la télé et au lieu de se serrer tous dans la même pièces pour se réchauffer, chacun se colle devant sa vitrine magique…. Ouis bon je sais la comparaison peu subtile est franchement hasardeuse
Thaïs
March 20th, 2007
je crois que je vais vous suivre Thaïs et jouir a la lecure de votre texte..a ce plaisir si bien ecrit..abreuvez moi de votre mouille que je vous arrose de mon foutre !
chiraz
March 20th, 2007
Postez postez!!!
crazydoc
March 21st, 2007
ce conte à la veillée n’engage pas à dormir… il tient tous mes sens en eveil
Madison
March 21st, 2007
Crazydoc, pas d’impatience…. Je ne suis pas le Lucky Luke des récits érotiques
Madison j’espère que ces histoires ne voyus causent pas d’insomnies quand même….
Thaïs
March 21st, 2007
Ah, changement de ton par rapport à l’épisode précèdent, on n’est plus dans Oranges Mécaniques et sa lumière crue centrée sur le clitoris du cobaye, on entre dans du concret( si j’ose dire), c’eest presque dommege. Pardonnez cette très légère réticence.
alain
March 22nd, 2007
Vous êtes tout pardonné Alain. J’aurais pu poster plusieurs suites tout aussi chirurgicales à Cobaye mais j’étais partagée entre le désir de poster une fin avant mon départ en vacances pour satisfaire mes fidèles lecteurs, et l’envie d’en finir avec ce récit. Cobaye aurait pu effectivement être un récit à 10 épisodes….
Thaïs
March 23rd, 2007
Conteuse, assurément ! Et le “jeune homme … essuyez vos lunettes … les risques du métier” au beau milieu du texte : excellent
Calou
March 30th, 2007
Merci Calou, merci. Conteuse et sorcière… en d’autres termes en une période un peu plus obscure j’aurais pu être brûlée vive mille fois au moins
Thaïs
April 4th, 2007
Ah, dur métier que celui de cobaye en plaisirologie !
L'Eronaute
April 10th, 2007
Rassurez vous cher Eronaute : je n’en ferai pas un métier, jamais
Thaïs
April 10th, 2007