Plaisir Partagé

Thaïs, Amazone et Hédoniste : le Plaisir, rien que pour le Plaisir, en toute Liberté

Pour commencer la lecture de ce récit mettez un disque dans votre grille pain préféré, mais attention pas n’importe quel disque ! Pour être dans l’ambiance les plus timorés peuvent resortir leurs vieux AC/DC voire leurs antiques Metallica, et les plus téméraires peuvent extraire un Korn ou un Rammstein de derrière les fagots de leur discothèque par exemple. Ceusses qui écouteront Mirrrrrrrreille Mathieu, le barbant barbeur de Barbapapa,  Faux d’ailes ou Mr Smet peuvent aller se rhabiller et retourner d’où ils viennent….

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Connaissez le groupe de heavy metal gothique « Zorstein » ? Non ! Ignares que vous êtes, je vous pardonne quand même cette scandaleuse ignorance: « Zorstein », ignoré par les paillettes et les strass de nos affligeantes chaînes de télévisions nationales, n’est connu que d’une petite poignée de vagues initiés. Ce groupe d’origine teutone chantant dans une langue assimilée à la langue du vieux Shakespeare, est en visite à Paris pour la première fois, et tous les fans – y compris Thaïs - se sont précipités pour partager cet intense moment de musique suant les testostérones exacerbées par les décibels déchirant les nombreuses enceintes qui entourent la scène. Mon cœur, mon estomac, mes intestins, mes reins battent au rythme des sons de basses. L’ambiance est chaude bien que le concert n’en soit qu’à ses prémices. Le public, jeune peuple de vampires, a revêtu l’uniforme qui sied à ce type de manifestation : de rares filles au teint volontairement blafard et aux yeux soulignés de noir, aux cheveux couleur plumes de geai, sont parées de leurs multiples bijoux d’argent chirurgical et de leurs tatouages gothiques. Elles sont sexy toutes ces jeunes filles sous leurs oripeaux noirs, avec leurs mini jupes moulantes, leurs bottines et leurs bas résilles, savamment troués, ou pas. Les garçons à la sulfureuse et parfois virile beauté sont eux aussi parés de noir. On devine les tatouages et scarifications, et on imagine également l’attirail des bijoux corporels sous les vêtements. Toute cette jeune tribu est debout face à la scène où se démènent avec une grâce quasi arachnéenne les six musiciens virtuoses aux cheveux longs. Les instruments étincellent de leur noirceur brillante sous les éclairages lunaires et blafards parmi lesquels viennent éclore les pétales des flammes du lance-flamme martialement maîtrisé par le chanteur à la voix oscillant de l’outre-tombe au cristal le plus pur. Le décor, en parfaite symbiose avec la musique, ressemble à une cathédrale calcinée abandonnée par quelque mort-vivant. Tous les musiciens ont un masque blanc d’une pureté impénétrable sur le visage et portent des gants noirs, de véritables « frères Jacques » version rock teuton en quelque sorte. Au bar la bière coule à flots. Bien qu’anachronique de par mon accoutrement ordinaire malgré sa noirceur je me sens parfaitement bien au milieu de cette douce folie gothique. Je suis aux anges : la musique me ravit les oreilles, les hormones mâles ont envahi le lieu, et la bière est fraîche.
Comme tous je suis debout, en transe, le poing levé, l’index et le petit doigt dressés comme il se doit dans ce milieu là, et je saute au rythme de la musique, tour à tour intense, effrénée puis hypnotisante, toujours sensuelle, qui envahit la salle sombre et enfumée des milliers de cigarettes qui se consument sans vergogne. Une fille voisine, menue et mignonne, brame son cri rauque et guttural de cerf en mal d’amour aux oreilles de ses voisins dès qu’elle jouit du spectacle. Elle doit avoir des années d’entraînement la bougresse. Je n’ose l’imiter et lui laisse la primeur de son cri de guerre: j’aurais trop peur d’endommager mes jolies cordes vocales. Parfois des regards mi amusés mi intrigués convergent vers moi la vieille anachronique de service, vierge de tout bijou corporel, de maquillage et de tatouages, resplendissante de blondeurs au milieu de toutes ces brunitudes. Deux jeunes garçons, très beaux, deux éphèbes démoniaques aux cheveux mi longs, se retournent régulièrement et me sourient, gentiment. Entre deux morceaux nous trinquons à la beauté du spectacle, et les deux jeunes vampires m’attirent à eux, m’invitant à partager leur espace de piétinements et de vociférations. L’ambiance est à son paroxysme fusionnel : la jeune foule de derviches sauteurs s’agite et se bouscule en rythme. Le sol est désormais glissant des transpirations mêlées de bières renversées au gré des bousculades. La chaleur est tropicale dans cette salle noyée au milieu des froids brouillards parisiens de février. Chacun à leur tour mes jeunes éphèbes enserrent amoureusement ma taille, m’invitant ainsi à partager leur enthousiasme sautillant. Quelques bières plus tard nous ne faisons plus qu’un bloc : l’un est devant moi et mes seins nus dressés sous mon T-shirt lui caressent le dos. Avec l’autre nous dansons une impudique décadanse : son sexe est bien calé contre mes fesses, et j’en profite pour me cambrer un peu plus pour lui signifier mon animale approbation. L’ambiance est grisante pour les sens affolés, le contact de ces deux angéliques démons contre moi exacerbe mes sens affolés, l’ingurgitation de quelques bières euphorise l’intensité du moment, et la musique sublime le tout. La soirée va être longue, très longue, un vrai bonheur : les groupes de musiciens vont se succéder lors de cette grand’ messe pendant la nuit entière dédiée à la musique qui nous rassemble tous. Entre chaque groupe un court entr’acte permet au groupe suivant d’effectuer les réglages nécessaires, et au public de se rafraîchir au bar ou de se reposer les oreilles souvent mises à rude épreuve par un excès de décibels. Zorstein a terminé sa prestation sous les hurlements de dépit et les sifflements de tous leurs fans qui les réclament encore et encore. Il faut hélas se rendre à l’évidence : leur époustouflante prestation est terminée. Mon ange gardien de droite m’attrape par le cou, celui de gauche par la taille et nous nous dirigeons tous trois vers les toilettes sans échanger un seul mot. Nous n’y serons pas les seuls mais peu importe. L’un m’embrasse en attendant qu’une cabine se libère pendant que l’autre m’attrape par derrière et m’enserre les seins de ses deux grandes mains chaudes sous lesquelles mes tétons réagissent de contentement. Cascade d’une chasse d’eau : deux jeunes filles libèrent les toilettes hilares, et nous nous y précipitons d’un commun et parfait accord. Par bonheur le local est relativement vaste, assez vaste pour aisément contenir nos trois grands corps assoiffés de caresses. Tous trois nous jetons nos vêtements à terre et nous nous retrouvons complètement nus. Qu’ils sont beaux mes deux métalleux : grands, imberbes, minces et musclés, parés de leurs bijoux en argent sur les tétons pour l’un, sur la verge pour l’autre. L’un a un magnifique enlacement de tatouages sur le biceps droit, l’autre a un tatouage dans le bas du dos, une épée dont la lame est dirigée vers la raie de ses jolie fesses musclées : toutes ces parures sont pour la gourmande que je suis des invitations à observer, caresser, tripoter, palper, soupeser, lécher. Je n’ai pour ma part que ma nudité totale à leur offrir en échange, mais ils semblent s’en satisfaire l’un et l’autre. Collés les uns aux autres nous n’arrivons pas à nous détacher et nous continuons à danser comme nous le fîmes quelques minutes auparavant dans la salle. Mes mains enlacent les épaules et le cou du jeune démon aux tétons percés que j’embrasse avidement. Qu’il est doux ce baiser d’une longueur infinie. Mes reins se cambrent contre l’autre diable tentateur qui, lui, ne lâche pas leurs deux douces proies mammaires. Je sens son sexe turgescent qui ne demande qu’à me pénétrer de ses douces et insistantes caresses de mâle en rut. D’un précis coup de rein de femelle en chaleur je l’invite à forcer le passage. Ce qu’il fait sans se laisser prier, et sans trouver aucune résistance, s’installant dans le fond de mes reins sans bouger, comme pour ne pas déranger, comme pour en savourer toute la douce et humide caresse. Son sexe est lové gentiment dans mon fondement attendant sans doute qu’on l’autorise à quelque pilonnage dont lui seul a le secret. Je le cajole de quelques contractions qui semblent ne pas laisser son propriétaire indifférent puis attrape mon doux enculeur par les fesses l’invitant à me suivre alors que je pousse celui qui me couvrait de doux et fusionnels baisers humides vers le siège des WC. L’intelligent garçon semble avoir compris mes intentions : il s’assied sur le siège, les jambes bien écartées, son étendard dressé vers ma blanche poitrine. Je me penche alors en avant et, sans qu’un mot ne soit échangé entre nous, vient glisser mes lèvres humides le long de sa hampe, appuyant mes caresses de ma langue veloutée. Le gourmand écarte encore un peu plus les cuisses et rejette la tête en arrière, alors que son compère commence à s’agiter doucement en s’agrippant à mes hanches. Plus rien n’existe alors que le rythme de nos plaisirs qui montent inexorablement. Ma bouche est devenue gourmande, et je pompe cette jeune queue bien droite, douce et dure à la fois, dont le gland suinte désormais quelques gouttes de sève annonciatrices du nectar à venir. Je sens également le sexe de mon cavalier raidir de plus en plus, ses mains deviennent impérieuses et m’invitent à accélérer et à amplifier les ondulations pour l’accompagner dans sa jouissance qui explose presque en même temps que celle de son ami, alors qu’abandonnée à mon propre plaisir j’arrose les mains de celui dont j’avale le sexe jusqu’au fond de la gorge. Nos trois feulements de bêtes sauvages se sont noyés dans les cris accents déchirants de la musique : le groupe suivant a commencé sa prestation. Les jambes flageolantes, nous nous rhabillons et sortons des toilettes enlacés. Personne ne nous a remarqués. Nous reprenons ce qui fut notre place continuant à nous caresser jusqu’à ce que nos désirs renaissent au rythme de la musique formant un trio de corps soudés pour une nuit fusionnelle. A chaque changement de groupe nous nous retrouvons à chaque fois plus soudés, sans pudeurs, ne formant qu’un aux détours d’un coin sombre ou d’un couloir, ou des toilettes pour préserver un semblant d’intimité. Ivre de fatigue et avide de sommeil réparateur et mérité je les quittais difficilement à quatre heures, le corps et tous les sens repus de ces plaisirs partagés. Je griffonai en vitesse un petit mot leur laissant mon numéro de téléphone. Ils firent de même. L’un s’appelait X, l’autre Y ! X-Y, mes deux beaux chromoz’hommes musiciens. Peu de temps après le concert de Zorstein nous nous sommes revus, et ils m’ont fait part de leur ludique bisexualité. Nous avons partagé d’autres moments magiques de plaisirs débordants de sensualité parfois douce, parfois frénétique, toujours intenses, sur fond musical. Ce fut harmonieux, toujours beau, comme il convient lorsque des musiciens soucieux de rythme et de tempo, d’accords mineurs et de gammes majeures, se rencontrent et vibrent ensemble de la perfection de leurs instruments : X fait vibrer nos cordes et caresse avec volupté mon corps de contrebasse, Y donne le rythme à nos vocalises conjugués en Ah majeur, et Thaïs se régale au gode ceinture en rut mineur.

Moralité : Let’s Rock n’roll

44 Responses to “X et Y comme X-Y les Chromoz’hommes”

  1. Tois lettres pour une seule histoire…Enfin vous avez eu de la chance qu’ils s’appellent X et Y!. pour le beaujol’rock festival les toilettes seront toute petites. Vous n’y serez pas. Moi non plus d’ailleurs!

    alain

  2. Trois lettres ? Quelle boisson avez vous ingurgité ? X et Y ça fait deux me semble t’il :-) Je vous sens déçu par ce récit. Est ce que je me trompe ? Vous étiez peut-être dérangé par les décibels :-)

    Thaïs

  3. Ah la poesie des toilettes….Thais vous etes une joyeuse poetesse…..

    crazydoc

  4. La poésie ne se trouve pas toujours où on l’attend le plus :-) On m’a toujours dit que les plus belles fleurs poussaient sur des tas de fumiers. N’allez pas en conclure que je passe ma vie à fréquenter des fumiers, ou que je me compare à une fleur :-)

    Thaïs

  5. pardon, j’y avais rajouté le Z de chromoZ’hommes!J’avais bu mon Chirouble préféré, avec modération. Les décibels, non au contraire il en manque un peu…. Je taquine!

    alain

  6. On dit que la musique adoucit les moeurs…

    IMAGO

  7. Très beau texte et ambiance magnifiquement décrite. Je ne suis pas adepte de cette musique ( que je vais m’empresser d’aller découvrir ) mais je retrouve déjà tout ce qui fait l’esthétisme de ces corps qui me troublent parfois.

    Philo

  8. Alain changez de cru de Chirouble
    Imago j’ai failli conclure avec cette moralité là :-)
    Alors Philo vous avez choisi quelle ambiance musicale finalement ?

    Thaïs

  9. Zorstein… Rien sur Google ni Youtube … Je vais avoir du mal à me faire une idée !

    Philo

  10. Je me suis souvenu du concert de Peaches, l’année dernière, où je me suis défoncé dans le public comme jamais à un concert (mais dans les toilettes, RÀS, mes histoires à moi sont tellement sages…).

    Comme une image

  11. Tant qu’on est dans la poésie, je ne résiste pas à l’envie de vous signaler fidèles lecteurs - et supporters - de notre intrépide amie, un extrait du “Stantingue selon Bérurier” qui raconte l’aventure d’icelui dans les toilettes d’un dancing où il avait enmené une conquête de hasard “for a ride” comme dit MicK Jagger … glissante.
    Et oui c’était un “W.C à la turque”. Malheureusement je ne possède plus ce monument de la production SanAntonienne, et suis donc dans l’incapacité de citer le texte. C’est quelque, comme vous l’imaginez chose, de très léger et suave : le héros - Bérurier - ayant glissé sur ce qu’il designe du doux nom de “reliquat”, se retrouve le pied coincé dans te trou du siège à la turque ; derrière la porte ça tourne à l’émeute de pisseuses en furie. L’équipière se sentant compromise et voulant préserver son honorabilité se met à hurler “au viol”. Suivent quelques rebondissements encore plus délicats, où il est question de régurgitation de moules-frites…

    IMAGO

  12. Philo, ne cherchez pas : vous ne risquez pas de touver : ce groupe est bien entendu pure invention de ma part :-)

    Comme une image, vous êtes peut être passé, sans le savoir, à côté de belles occasions…

    Imago, dommage que vous n’ayez pas remis la main sur ce chef d’oeuvre : Ah San Antonio….Que de souvenirs quand adolescente je tentais de m’imaginer quelle pouvait être la célèbre position de la “brouette japonaise”. Dans le même ordre d’idées, plus British, je vous recommande la lecture des ouvrages de Tom Sharpe et de son héros Wilt.

    Thaïs

  13. Même pas drôle … J’avais déjà l’image et j’aurais bien aimé avoir le son !

    Philo

  14. Mauvais joueur…. Je vous fais pourtant quelques recommandations musicales en introduction :-)

    Thaïs

  15. Excellente idée, Imago, d’avoir cité “le standinge selon Bérurier”(d’autant qu’il se passe à Lyon). Je l’ai sous les yeux, illustré par Dubout, la couverture, un régal§ Pas encore trouvé le passge cité, mais le récit du mariage d’ABB et de BB n’est pas mal non plus!

    alain

  16. Béru, professeur de bonnes manières à l’école de police !… C’est dedans, je m’en souviens très bien, il explique comment faire connaissance d’une “jeune fille”…

    IMAGO

  17. Excellent bain de hard comme du rock, loin du “X&Y” de Cold Play (vu la chaleur) et assez proche de “Rammstein” et “Foo Fighters”, le nec pour s’éclater tous décibels confondus. Mince, cela me donne envie.
    (Un plaisir de vous lire)

    Un mot passant

  18. Imago et Alain, heureuse que vous vous retrouviez autour des vieux classiques. Vous me donnez envie tous les deux de relire certains truculents San Antonio :-) Je me souviens effectivement des illustrations par Dubout : un régal !

    Un mot passant bienvenue chez Thaïs. Quelle musique avez vous donc écouté en lisant ce récit ? En l’écrivant j’entendais Rammstein….

    Thaïs

  19. J’ai aimé la moiteur qui fait glisser les corps entre eux,l’osmose du plaisr qu’on donne et qu’on recoit,les décibels qui tapent dans le ventre et prennent le pas sur le rythme cardiaque…Un ange démoniaque venu faire un tour en Enfer.

    pain d'epice

  20. en enfer, en enfer…. Mais non ! C’était le paradis :-)

    Thaïs

  21. Rammstein !! Voilà enfin une musique qui me cause !! :)
    Maintenant j’ai l’image ET le son ! Merci !!

    Philo

  22. Voilà….

    Thaïs

  23. J’ai toujours eu un petit faible pour les percings aux tétons, je devrais me mettre au Heavy métal gothique.

    L & L

  24. L&L est il vraiment nécessaire que vous passiez par la case heavy metal pour vous transformer en passoire ?

    Thaïs

  25. J’ai un petit faible sur les autres enfin surtout si le téton percé appartient à un bellâtre ;)

    L & L

  26. Je vous recommande aussi le sexe percé : c’est du plus bel effet et cela permet de tenir votre partenaire non pas par le bout du nez mais par un autre bout beaucoup plus réactif :-)

    Thaïs

  27. Viens par ici mon petit bout !
    Ouiiiiiiiille !!!!

    Madame B

  28. Non non Madame B, ça ne fait pas mal (et c’est pas moi qui le dis….), à condition quel’anneau en question ne soit pas sur le gland, bien sûr :-)

    Thaïs

  29. j’ai visualisé, j’adore le style et le récit.

    Lazy

  30. Il y a aussi la chaise percée !… :-)
    A yé, j’ai retrouvé le bouquin sur une brocante et le passage du même coup. Alain, c’est au chapitre “L’ADOLESCENCE-LES FIANÇAILLES” page 200 pourr l’édition “Presses Pocket”
    Je cite :
    « Dites les amoureux si vous voulez prendre votre fade cherchez un centre d’hébergement plus en rapport ». 0n a bredouillé des choses. Nos yeux ressemblaient à du papier collant. On est partis d’un pas chancelant jusqu’aux lavabos. Ça faisait vestiaire aussi. Y avait juste un gogue pour tout le populo.Un grand vilain en sortait qu’avait de la tracasserie dans les bretelles. Je crois qu’il lui manquait des boutons au bénard et que ça créait des difficultés. On l’a bousculé littéralement.On avait trop hâte d’en finir. Il nous a regarder foncer dans les latrines, refermer la lourde tant bien que mal, comme lorsqu’on est deux dans le téléphone. La rouquine bredouillait sa passion.. Malheureusement c’était des vouatères à la turque. Voilà ma tatane gauche qui dérape sur des reliquats et qui passe par le trou . Je rapetisse illico de vingt centimètres. Je cherche à refaire surface, je tâtonne, je trouve la manette de la chasse. Elle représentait une pomme de pin, je me souviens. Comme si ça serait d’hier, je vous dis !
    D’un seul coup. dix litres de flotte me dévalent sur les arpions. C’était niagaresque. Ma godasse est entraînée dans la catarasque. Good bye André ! Je deviens unijambiste. Le charme est rompu. Des mecs, alertés par le bretelleux, tambourinaient pour qu’on leur ouvre. Une dizaine voudraient voir le spectacle, un onzième ne s’intéressait qu’à la lunette des cagoinces pour son usage. Il braillait qu’il avait trop bouffé de moules marinières à midi et qu’il avait du drame dans ses entrailles. Fallait qu’on s’extirpe avant le grand malheur! …

    IMAGO

  31. Merci Lazy :-)

    Imago, vous faites du mauvais esprit ! C’est pas parce que vous n’avez pas de piercings que….
    Pour ceux qui n’ont pas suivi toutes les conversations, Imago nous cite un passage de San Antonio.

    Thaïs

  32. Dear,
    n’étalez pas notre vie intime comme ça. Vous n’êtes pas sensée savoir de quoi j’habille ma nudité…

    IMAGO

  33. Exaquette, mon pote, c’est page 200. Je résiste pas, 2 lines plus bas”des gogues c’est assez grand pour un, mais trop petit pour deux”, alors trois, là je berlue mec!

    alain

  34. Je sens que je vais relire tout le bouquin. Quel talent il avait ce type !…

    IMAGO

  35. Darling Imago, désolée :-)

    Alain et Imago je suis ravie que vous soyez devenus potes. si vous vous remettez à lire San Antonio je m’attends à des commentaires très imagés sur ce blog désormais….

    Thaïs

  36. Ça va devenir le trio infernal !

    IMAGO

  37. Pas mal comme “trio infernal”…

    Thaïs

  38. Si vous avez besoin de renfort chère Thaïs, nous sommes là :)

    L & L

  39. Alors, ce sera un trio à quatre !…

    IMAGO

  40. L&L et Imago si je comprends bien nous allons former la bande des quatre ?

    Thaïs

  41. “La bande des quatres” ? de triste mémoire, si je me souviens bien. Ils ont mal fini ! Et ça ne nous rajeunit pas. Arrêtez Thaïs, vous allez faire fuir les clients !…

    IMAGO

  42. Client ? Quels clients ? Je ne vends rien :-) Et puis si le badaud s’ennuie il a tout loisir d’aller voir ailleurs n’est ce pas ?

    Thaïs

  43. Un plaisir de vous lire…

    Guts

  44. Merci et bienvenue monsieur Guts (Grâce à vous j’ai bien peur que Gougueule ne m’attire de drôles de zozos avec votre pseudo….)

    Thaïs

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