
- D’un Z qui veut dire Zizi (illustration originale et dernier cadeau de Z’Imago mon illustrateur préféré) -
En ce quiet début d’après-midi d’été Thaïs la jouisseuse relisait « Ainsi parlait Zarathoustra » tout en sirotant un Martino frais au parfum subtilement enrichi d’un zeste de citron, alors que la télévision diffusait un vieil épisode en noir en blanc de « Zorro » le beau ténébreux des sixties. Elle soupira… Enfant, comment avait-elle pu se passionner pour ce macho ringard et insignifiant au cheval blanc et à la tenue équivoque ? Jeune et déjà vicieuse elle devait s’imaginer les troubles rapports de ce drôle de zouave de Prisunic avec le gros Garcia ou avec son ombre digne d’une version muette de la « Cage aux Folles ». Elle ferma les yeux, complètement détendue, et sourit aux anges les zygomatiques en alerte, imaginant dans quelle position les trois hommes pouvaient bien donner libre cours à leurs pédérastes penchants. Lassée d’imaginer ces z’héros de pacotille, elle se propulsa d’un bond, jeta son livre sur le canapé, coupa le contact de la soporifique télévision et ouvrit la pochette d’un disque de Zappa qu’elle déposa dans le lecteur de disques. Les notes rassurantes, connues et tant appréciées, envahissaient l’appartement douillet dans lequel elle avait accumulé ses souvenirs les plus précieux au fil des dix dernières années : monographies de Zadkine, Moore, Calder et autres sculpteurs, collection de zlotis ramenés de ses aventures polonaises, la cape de zibeline survivante de plusieurs guerres mondiales et néanmoins meurtrières, les aventures complètes de Zig et Puce en édition originale, son pouf recouvert de véritable peau de zébu des Célèbes et tout le reste…
Son regard fut soudainement attiré par la porte fenêtre ouverte par laquelle pénétrait abondamment le soleil, et elle le vit, en face : l’homme était nu comme un ver et il la zyeutait. Sans aucune gêne elle observa son sexe perdu au milieu d’un îlot de poils drus et noirs mais ne put croiser le regard caché de l’homme qui se dissimulait derrière d’énormes jumelles Zeix. Elle ouvrit la porte fenêtre et se planta au milieu de balcon, les jambes caressées par un doux zéphyr. Zélée et provocatrice elle sourit à celui qui restait planté là, le regard rivé sur sa proie du moment. Tranquillement elle lui tourna le dos, écarta les bretelles de sa robe noire et fit choir l’étoffe le long de ses jambes blanches avant de se retourner à nouveau vers le voyeur. Cette fois il avait laissé tombé les jumelles. Un – Zéro pensa Thaïs. Je viens de marquer un avantage indiscutable Monsieur l’Arbitre, n’est-ce pas ? …. Ah mais zut ! Son bonhomme s’enfuyait comme un zèbre et se repliait dans l’ombre de son appartement… Quel cuistre ! Cette fois elle décida de jouer le grand jeu avec ce voisin voyeur. Elle installa un fauteuil sur son balcon au sol de zinc chauffé à blanc, en plein soleil, et toujours nue écarta les jambes sans complexes, posant ses pieds sur la fine rambarde en fer forgé. L’homme, s’il se cachait dans l’ombre de sa tanière allait bien finir par sortir de son trou pour contempler le spectacle gracieusement offert par Thaïs. Pour l’appâter elle écarta complaisamment les lèvres de son sexe épilé de frais, mouilla ostensiblement son index droit et commença à caresser doucement son clitoris qui ne tarda pas à montrer le bout de son nez. Elle gardait les yeux grands ouverts fixés dans la direction de la fenêtre de l’oisif jusqu’au moment où quelque chose finit par bouger, une jambe sortit du balcon d’en face, puis une autre, puis une troisième, puis une quatrième : ils étaient désormais deux les zoulous d’en face, armés de transats et de jumelles. Tous deux s’installèrent et commencèrent à mater le spectacle que Thaïs leur procurait gracieusement. L’un des deux zozos ouvrit sa braguette sans hésitation et exhiba fièrement ce que d’aucuns nomment un zob, en érection. Thaïs, ne se démonta pas pour si peu et continua son cinéma : il fallait qu’elle démontre à ces deux z’obsédés là qui n’avaient rien de zoophiles, ce qu’était une Femme.
Elle s’agenouilla alors sur son siège, cambra les reins, leva ostensiblement le bras droit, pointant les deux doigts qu’elle lubrifia de sa salive avant les engloutir complètement dans son petit trou. Les deux spectateurs étaient atterrés et excités à la vue de cette diablesse de Thaïs qui s’astiquait tranquillement le petit œillet rose. Lorsqu’elle ôta les doigts de cette zone O combien érogène et qu’elle écarta bien les fesses à l’aide de ses deux mains on eût dit que l’orifice dilaté lançait un clin d’œil mutin à ses fans du balcon d’en face. Et zou ! Thaïs se retourna d’un seul coup. Trop curieuse Thaïs. Cette fois ils étaient quatre sur le balcon, la queue dans la main droite (Ils sont tous droitiers nota t’elle au passage). Elle se baissa et ramassa alors un appareil photo muni d’un zoom que posé subrepticement dans un coin, et clic ! Le petit oiseau mutin sortit de la petite boîte pour mémoriser cet instant de divine victoire. Débandade généralisée et panique parmi la troupe des voyeurs. Thaïs riait sans aucune retenue, fière de son coup, tout en se réfugiant dans l’ombre fraîche de son appartement pour ne pas laisser à ses voisins le temps de riposter en utilisant les mêmes armes. Elle parait sa blanche nudité d’un vaste peignoir de soie noire lorsque la sonnerie du téléphone retentit dans l’appartement :
- « Allo ? »
- « Zolie salope nymphomane tu n’as pas le droit de nous faire ce coup là. Reviens tout de suite sur ton balcon ! On veut zouir et zicler en te regardant» zézayait la voix dans l’écouteur.
Elle éclata de rire, une fois de plus, et lui raccrocha au nez à ce type qui ne manquait pas de culot face à cette femme sans culotte.
Mais trêve de plaisanteries le temps était venu pour Thaïs de zapper et de passer à de plus excitantes activités : il était l’heure pour de préparer un gentil petit dîner pour ses invités du soir, Zoé, Zoubir et Zenon qui revenaient de Zanzibar. Qu’allait-elle donc leur mijoter ? Des crêpes ? Ah non pas de circonstance, et pas assez exotique. Eureka ! Un bon zigot parfumé aux z’épices. Allez ouste Thaïs, il est grand temps de t’activer et n’oublie pas de porter des lunettes noires quand tu iras faire tes emplettes : tes charmants voisins pourraient te reconnaître et chercher à se venger….
Moralité : Je crois que je vais me mettre au scrabble. Qu’en pensez vous amis lecteurs ?
Musique recommandée pendant la lecture de ce récit: “The End” du groupe “Les Portes” : “This is the end beautiful friend. This is the end, my only friend, the end”….

zaime beaucoup ze zoli récit mais ze zuis quand même un peu triste que ze zoit “zi ainde”. Zespère vous relire bientôt
am I wrong
August 1st, 2007
une petite fabulette zéniale, ça se laisse lire et ça se laisse sourire en cette saint Zacques de Thermidor.. j’adore. (zolie illustration sonore)
Sapheere
August 1st, 2007
Trêve de zézaiements qui a dit que vous n’alliez plus me lire am I wrong et Sapheere ?
Thaïs
August 1st, 2007
Oh ! Alors là… On annonce son départ à grand renfort de coups de trompettes et de déclarations enflammées et finalement on ne part plus ? Chouette.
am I wrong
August 1st, 2007
Sans faire de zig zag,sans un zeste d\’hésitation, j\’irai droit au but, j\’ai aimé votre abécédaire de A a Z. J\’ai adoré égréner avec vous tous ces chapitres qui ont fait de vous un des petits bonheurs que l\’on a la chance de découvrir sur la toile. Soyez remerciée mille fois de nous avoir fait partager un peu de votre univers fait de liberté que votre passion et votre talent servent a merveille. Plutôt que \”the end\”, j\’ai envie de vous dire que vous avez \”light my fire\”.
(j\’ai vu et je sais que vous savez…).
pain d\'épice
August 2nd, 2007
am I wrong je n’ai jamais dit que je partais : j’ai tout simplement sit que ce blog renaîtrait sous une autre forme….
Pain d’épice merci merci merci. Mais comme je le disais à am I wrong je n’ai pas dit mon dernier mot loin s’en faut…. Vous aurez l’occasion de me dire “Love me two times”. En attendant eh bien “Take it as it comes”…
Thaïs
August 2nd, 2007
Vous terminez cette série en beauté. Elégance et légèreté voilà l’impression que vous me laisserz. Non ce n’est pas de la litterature de PriZunic, ni pour les oiZifs.
imago
August 2nd, 2007
Comme je suis un commentateur zélé, je me dois de vous faire remarquer que Tornado est noir comme la nuit. Confondriez-vous Zorro et Henri IV ? Je vous pensais plus zattentive aux montures
Comme une image
August 3rd, 2007
Imago merci merci mais une fois de plus je n’en ai pas fini…. Z comme Ze End de la série des récits de A à Z. Je n’ai pas encore dit mon dernier mot…
CUI vous me la coupez là
cela doit faire environ vingt ans que je n’ai pas mis le nez devant un écran de télé. Quant au zéro de Zorro et sa monture les souvenirs sont très très flous… Tant pis iconoclaste je suis et je resterai : le cheval du macho restera blanc dans mon imagerie thaïsienne. Voilà.
Thaïs
August 3rd, 2007
Ou comment obtenir des informations de façon détournée, l’air de rien sans y toucher… I’ll be waiting…
am I wrong
August 3rd, 2007
Zut, je ne découvre ce texte que ce soir…En 26 lettres vous m’avez procuré autant d’émotions, sentiments, sensations, réactions…Bon j’abrège, vais pas en énumérer 26. En tout cas 1000 et 26 merci.
alain
August 4th, 2007
En temps que Zorrophile je ferais remaerquer que dans plusieurs épisodes de Zorro il monte un Tornado blanc, pour tromper l’ennemi! Comme Mandrin ferrait ses chevauxx à l’envers pour tromper les gabelous. Mandrin (beau nom) ce héros dauphinois qui volait les riches pour donner aux pauvres, ce qui lui a valu d’être roué vif. S’il avait fait le contraire comme certain (singulier) il aurait eu des amis qui lui aurait offert des vacances à 22000 euros la semaine!
alain
August 6th, 2007
Zut ! Une Zizounette en moins à lire, à bientôt sur d’autres z’ondes
L & L
August 6th, 2007
Mandrin : Puisqu’on est dans la culture, merci Alain de me faire resouvenir du film de Jean Lechanois (1962) dans lequel jouait Sylvia Monfort qui me faisait beaucoup rêver à l’époque et encore un peu maintenant.
IMAGO
August 6th, 2007
Trouvé par hasard ( qui fait bien les choses dans le blog Burlesk-Erotik ***
http://burleskerotik.canalblog.com/
I want SarkoZy !! Dimanche esseulé
Notre Président est parti avec sa famille aux Z’éta-ZU-Nis
et pendant des jours on ne le verra plus à la télé .
IMAGO
August 6th, 2007
Alain 25 lettres pas 26 : j’avais triché sur la fin en regroupant le X et le Y…
Tornado blanc ! Merci Alain. Je n’ai donc pas eu la berlue… Merci aussi de nous rappeler Mandrin, notre Robin des Bois national. Héros et martyre. Comme quoi rien n’a changé : c’est toujours ceux qui s’en mettent plein les fouilles qui sont du bon côté des barreaux…
Imago, à quoi ressemblait-elle Sylvia Monfort ? Merci pour le lien avec le site de notre ami de Burlesk Erotik….
L&L oui oui à bientôt sur les mêmes ondes, pas sur d’autres z’ondes…
Thaïs
August 7th, 2007
Je pourrais pour la décrire employer des gros mots comme Cocteau, Vilar, TNP… ou évoquer la rousse Eponine des Misérables de Jean Lechanois. Tout cela de l\’histoire ancienne, comme ce spectacle outdoors, des Tréteaux de France où elle interprêtait \”La putain Respectueuse\” de Sartre et \”Soudain l\’été dernier\” de Tennessee Williams. C\’était l\’été, les vacances, il y a longtemps.
Ou alors vous montrer sa photo :
http://img81.imageshack.us/img81/3417/silviamonfortharcout3an.jpg
autre lien :
http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/106192/Silvia-Monfort.html
IMAGO
August 7th, 2007
Eh bien, comment dire, ce blog aura été (et demeure) un réel plaisir partagé… !
Laurent Morancé
August 7th, 2007
Sylvia Montfort ? un visage singulier, des yeux en amandes tirés vers les tempes, blonde, elle a joué dans la version des Misérables (58,59), il me semble qu\’elle jouait Eponine (sous réserve de l\’avis d\’Imago avec qui je partage un peu le même avis sur cette grande actrice (de théâtre surtout); Fin provisoire de notre 1/4 d\’heure culturel!
alain
August 7th, 2007
Oui Alain c’est bien cela que j’évoque dans le commentaire ci-dessus. C’est vrai que c’était surtout une “théâtreuse”.
IMAGO
August 8th, 2007
Alain et Imago on dirait que cette Silvia là ne vous a pas laissés indifférents… Partageriez vous tous deux un amour immodéré pour le théâtre ?
Merci Laurent, vous êtes toujours le bienvenu ici. Au fait, je ne sais pour quelle raison je n’arrive plus à accéder à votre site…
Thaïs
August 8th, 2007
Pourtant, mon site est toujours en vente libre.
Laurent Morancé
August 9th, 2007
Un passage un peu rapide pour vous saluer chère Thaïs, depuis tout ce temps …
Trois semaines de vacances et une reprise un peu difficile pour mon neurone !
Bien à vous, Philo.
Philo
August 16th, 2007
Excellent cette note “Z”. J’aurais toutefois préféré “Gimme all de lovin” de ZzTop pour illustrer la scène du balcon. Quel snapshot! Vous les avez bien eus! Trop drôle.
(”The End” de Zim Morisson, cela fait trop Apocalypse Maintenant vous ne trouvez pas?).
Merci pour toutes ces bonnes lectures (et pour votre mot d’encouragement) en espérant vous retrouver bientôt.
Un ex-mot passant
August 17th, 2007
Re-bienvenue Philipe. Avez vous passé de bonnes vacances ?
Merci beaucoup ex-mot passant qui s’est soudainement évanoui. Oui vous avez raison ZzTop eût été plus judicieux comme choix… Ou Zorn, carrément…
Thaïs
August 17th, 2007
Tu sais que tu es belle comme ça Thaïs ? Vraiment, une vraie belle femme
chiraz
September 6th, 2007
j\’aime beaucoup
sonia
November 14th, 2007
On continue ?
Laurent Morancé
November 15th, 2007
Je continue oui, dans une ‘autre vie’ que ce blog…
Thaïs
November 15th, 2007
Comment tu les as bien eu les 4 voyeurs… Mais que pouvaient bien foutre 4 keums la teub à l’air dans un appart??? Perso j’aimerais bien zieuter de temps en temps une jolie Thaïs de mon appart
video x
November 26th, 2007
En d’autres termes vous cous demandez ce que quatre hommes, voyeurs de surcroît, pouvaient bien faire à regarder le balcon de Thaïs… Il suffit d’être soi même voyeur et exhibitionniste pour le comprendre
Changez d’appartement : vous aurez peut être des occasions de voir, et d’être vu par des femmes qui apprécieraient
Thaïs
November 27th, 2007